La transformation de commerces en activités de service …

Dans le cadre d’un précédent billet j’avais eu l’occasion de souligner la perte d’attractivité commerciale de certaines artères suite au remplacement de commerces par des activités de service.

Au cours des dernières semaines un restaurant et un magasin de luminaire du cours Gambetta ont été vendus à des agences de travail temporaire.

Le restaurant qui était situé à l’angle de l’avenue de Saxe et du cours Gambetta était très connu des habitants des 3e et 7e arrondissement de Lyon et bénéficiait d’un emplacement de premier plan (photo ci-dessus).

Alors comment enrailler ce phénomène qui anille une partie du travail réalisé par les différentes structures qui travaillent au développement de l’attractivité du commerce ?

En premier lieu il convient de souligner qu’à la différence des centres commerciaux, il n’est pas possible d’intervenir sur les transactions privées. Au mieux on peut les orienter en rapprochant des parties.

Seul le Plan Local d’Urbanisme (PLU) peut comporter, via les alignements commerciaux, des dispositions qui permettent de réglementer les activités de commerce et de service.

Trois cas de figure existent :

Les alignements toutes activités qui autorisent la présence d’activités de commerce et de service, mais qui excluent la transformation de commerces en logements. La plupart des rues commerçantes de notre arrondissement se trouvent dans cette situation : avenue Jean Jaurès, cours Gambetta, rue de Marseille, Place Jean Macé, place des Pavillons…

Les alignements purement commerciaux qui n’autorisent que les implantations commerciales au sens strict (hors prestations de service comme les banques, assurances, laboratoires d’analyses…). C’est le cas de la partie de la grande rue de la Guillotière comprise entre la rue de Marseille et la rue de la Madeleine, de la partie de la rue de la Madeleine comprise entre la grande rue de la Guillotière et la rue Saint-Lazare.

L’absence d’alignements commerciaux autorise toutes les situations : commerce et d’activités de service, logements.

A ceci vient s’ajouter les polarités commerciales qui déterminent le plafond de mètres carrés possibles sur chaque artère.

Il est à souligner que certaines villes pour lutter contre ce problème ont pris des dispositions de protection du commerce très contraignantes.

C’est ainsi que la ville de Paris a inclus dans son Plan Local d’Urbanisme des dispositions fortes de protection de son tissu commercial. Il est à noter que certaines de ces dispositions ont été annulées par le Tribunal administratif de Paris. La ville de Paris a fait appel du jugement.

D’autres villes ont aussi adopté des dispositions similaires sans que leur Plan Local d’Urbanisme soit annulé.

Patrice Iochem, Chargé mission
Association Développement Commerce Lyon 7e arrondissement (ADC7)

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