La chronique de Georges Sorel

 

L’actualité fait bien les choses…Ce 21 août, j’étais invité à l’émission de France5 « C dans l’air ». Le sujet était la fausse monnaie et les fraudes à la carte bancaire. Deux sujets qui touchent en particulier le commerce. Or par une dépêche de l’Agence France Presse du 21 août, 12h50 on apprenait que la police espagnole avait effectué la plus grosse saisie de tous les temps de faux billets de 500€. Il y en avait pour 8 millions d’euros. Ce 500€ est aussi appelé « Ben Laden » parce que tant de monde le connaît mais personne ne l’a jamais vu… ! Très utilisé dans le nord de l’Europe où il y a une tradition de liquide même pour les grosses sommes on n’en voit moins, voire pas, dans le sud et notamment en France.

Après une explication fort documentée du Commissaire divisionnaire Valérie Maldonado du ministère de l’Intérieur spécialisée dans la répression du trafic de fausse monnaie (le plus ancien service de la police), c’est Monsieur Prieur de la Compagnie Générale de Bourse qui nous a fait un historique de la contrefaçon de monnaie de l’antiquité à nos jours. A l’interrogation de Thierry Guerrier, j’ai fait observer que les désagréments dus à des situations où nul ne sait si un client est de bonne foi quand un billet s’averre faux sont multiples. Du simple doute à l’incident majeur avec menaces chaque fois c’est un climat épouvantable qui se crée. Quant à la prise d’un faux billet, il en coûte aux commerçants la valeur faciale puisque la banque retient le billet falsifié mais aussi la monnaie rendue sur l’achat. Sur un 50€ faux, si vous avez rendu 40€ de monnaie, en fait la perte sera de 90€. Cet euro qui était réputé en 2001 infalsifiable…

Monsieur Prieur fait observer que c’est quand même le plus sécurisé du monde ! A la bonne heure. C’est vrai que quand on voit l’état de ce pauvre dollar… Mais le plus beau c’est la fraude à la carte bancaire. Charles Copin, journaliste spécialisé nous raconte l’histoire hallucinante d’un américain qui a piraté des centaines de millions de cartes bancaires dont 130 millions dans la même entreprise soit disant sécurisée…. ! Dieu soit loué, cette fraude est quasi impossible en France grâce aux cartes à puce et à la sécurisation des codes secrets.

Somme toute, comme on ne peut se passer ni des espèces, ni des cartes bancaires,  ni des chèques, la solution vient des recommandations des trois spécialistes. Vigilance – Vigilance. Quand on vous remet un billet, on l’examine – Vigilance. Quand on vous remet un chèque, on demande une pièce d’identité – Vigilance. Quand on vous remet une carte bancaire, on ne force pas le passage de l’autorisation. Grâce à cela on devrait, sinon ne plus avoir ce genre de pertes sèches, mais du moins les limiter.

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Georges SOREL, Président
Fédération Française des Associations de Commerçants (FFAC)
Association de Développement du Commerce de Lyon 7e arrondissement (ADC7)

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