La chronique de Georges SOREL

 

Les temps sont durs… 

Depuis le cataclysme américain, et même avant, on l’entendait dire régulièrement. C’était parfois un peu pessimisme, parfois un peu de lassitude.

Parfois, hélas, une terrible réalité qui a conduit des collègues au geste fatal.

Aujourd’hui, c’est une réalité. Des grands pays sont entrés en récession et je crains que, seules des acrobaties de chiffres permettent de dire que la France est préservée.

On le sent sur le terrain, les partenariats sont plus parcimonieux et les commerçants plus rétifs à participer aux actions que les associations leur proposent.

Quand à ceux qui participent encore, les délais de paiements s’allongent dangereusement.

Dans le même temps, les institutionnels rognent sur les subventions.

Certes les temps sont durs pour tout le monde et, ne nous faisons pas d’illusion, ce n’est ni demain, ni même après demain que les choses vont aller mieux.

Le marasme dans l’automobile ou la construction va créer une onde de choc qui sera un tsunami pour les sous traitants avec son funeste cortège de faillites et les licenciements qui en découlent.

Je ne dresse pas ce noir tableau pour participer à la sinistrose ambiante. Ce que je veux dire, c’est que c’est maintenant qu’il faut que les pouvoirs publics aident les associations.

Un seul exemple, et celui là je le connais bien. L’Association de Développement du Commerce de Lyon 7e arrondissement (ADC7) fonctionne avec 70% de fonds privés et 30% de subventions publiques. C’est ce dernier poste qui assure l’équilibre.

S’il diminue nous ne seront plus en mesure de renouveler les contrats de travail. La loi nous tiendrait responsables de nous engager dans des actions que nous ne pourrions financer.
Aucun dirigeant ne prendra ce risque.

Sans personnel… plus de magazine pour promouvoir le commerce, plus de guide du commerce, plus d’accueil de porteurs de projet, plus de Plan de Déplacements Inter-Entreprises et plus… d’Association de Développement du Commerce de Lyon 7e arrondissement !

Et notre cas n’est pas isolé.

Pourquoi ne pas s’en tenir à un modèle type : les subventions publiques ne doivent pas excéder 50% du budget d’une association.

Nous produisons tous des bilans comptables. Ce serait incontestable, et source d’un dynamisme sans lequel les subventions diminueraient inéluctablement l’année suivante. Et toujours incontestablement.

Les temps sont durs et le seront durablement, c’est maintenant qu’il faut nous aider à affronter les difficultés.

Pour ne pas terminer sur une note trop pessimiste, je rappellerai, comme disait l’autre, que les difficultés ne sont pas faites pour nous abattre, mais pour être abattues. Mais il faut que tout le monde s’y mette.

Courage, mes amis, nous avons déjà été confrontés à des crises. Certes celle ci est particulièrement sévère et si on peut craindre le pire, il faut se souvenir que le pire n’est pas toujours certain.

Georges SOREL, Président
Association Développement Commerce Lyon 7e arrondissement (ADC7)

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